LA LA LAND

LA LA LAND

Dans un geste prouvant, s’il le fallait, que l’année 2016 est à laisser loin derrière nous, l’académie des Oscars a décerné 14 nominations à La La Land, deuxième long-métrage du premier de classe qu’est Damien Chazelle.

14 Nominations. Ça en fait de la nomination. Dans le désordre : Best Picture, Best Director, Best Actress, Best Actor, Achievement in Cinematography, Costume Design, Film Editing, Original Score, Original Song (x2), Production Design, Sound Editing ET Sound Mixing, et, of course, Original Screenplay. Du beau boulot. Un boulot aussi bon, donc que les deux films qui détenaient le record jusqu’à maintenant : Titanic et All About Eve.

Lefrenchdude ne sait pas si vous avez vu Titanic, mais c’est quand même un peu l’histoire du cinéma ce film. Et All About Eve, le merveilleux film du génial Joseph Mankiewicz devrait, si vous passez le noir et blanc et le son un peu étouffé des films de l’époque (1950), vous retourner le cerveau. Mais que vaut donc La La Land ? Pas grand-chose comparé à ces deux classiques. Mais comparé aux autres films mainstream de cette satané année 2016, il semble être bien, bien au-dessus.

Est-ce mérité ? Lefrenchdude y est allé se faire sa propre idée avant-hier et il a remarqué plusieurs choses, en fin Sherlock Holmes culturel qu’il est. L’idée d’un hommage aux chefs d’œuvres du genre de l’âge d’or d’Hollywood, est évidemment un exercice parfait pour Damien Chazelle. C’est un virtuose, son cinéma est hyper maîtrisé et, comme ses plus grands prédécesseurs, il a l’air d’avoir développé au cours de ses 30 premières années une science du cinéma exhaustive. Whiplash était impressionnant de vivacité, et rempli de malice. Ces deux qualités sont présentes dans La La Land mais c’est son talent de compteur qui en prend un coup. Chaque annonce de mouvement narratif est rapidement tuée dans l’œuf. Ce n’est que dans les dernières 20 minutes du film, avec cette brillante idée de double fin (les deux assez positives au fond, Emma Stone esquissant un beau sourire de compassion en avant-dernière image), que l’émotion parvient enfin à s’installer. Dommage parce que le reste du temps on s’ennuie un peu, même si le charme de Ryan (that guy !) parvient souvent à électriser les choses. Et les chansons – un film sur le jazz, vraiment ? – vont vous trotter dans la tête, certes, MAIS BON.

L’année dernière, le duel opposait Spotlight et The Revenant, deux films d’une toute autre facture. Et malgré l’indéniable qualité de films comme Toni Erdmann (futur gagnant de  l’oscar du meilleur film étranger), Elle, Moonlight, Arrival et Manchester by the Sea, on ne peut pas s’empêcher de se dire que 2016, c’était quand même bien bien de la merde.

Lefrenchdude propose de ne plus dire LA LA LAND, mais LALALA LAND désormais. Genre vous pensez que c’est le vrai titre. Beaucoup plus rigolo. 

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