TATE BRITAIN – DAVID HOCKNEY

TATE BRITAIN – DAVID HOCKNEY

La nouvelle exposition de la Tate Britain ouvre ses portes demain matin et offrira une rétrospective exhaustive de l’œuvre de David Hockney, véritable icône de l’art du 20eme siècle. Quelque chose de massif, d’immanquable, mais de mystérieusement dangereux, aussi.

Aaah Los Angeles dans les années 70s. Originaire de son boring paisible Yorkshire, David Hockney se rend à Los Angeles pour embrasser goulûment son métier d’artiste. Sur place, il élaborera ses toiles les plus connues, plongera dans la piscine, prendra beaucoup de drogues. Surtout, il aidera à redéfinir la vision esthétique Californienne peinte dans les années 60s – celle mise en avant il y a quelques mois par la merveilleuse exposition du V&A. Le documentaire sur Woodstock de Michael Wadleigh en 1969 était flou, boueux, et montrait des stoners en léger surpoids. Les toiles de Hockney, à partir de 1972, représentent des hommes longilignes, des angles droits et une netteté, une précision esthétique qui feront date. Avant on prenait de la Weed et du LSD. Désormais on prend de la cocaïne. #Youpi

Résultat ? Hockney devient l’artiste des façades, des murs que l’on construit autour de soi pour surtout ne jamais avoir à se regarder trop longtemps dans le miroir. Cette idée-là est d’ailleurs déjà présente dans ses travaux d’universitaire où, alors à Londres et manifestement obsédé par le sexe, il montre immédiatement sa capacité à suggérer (le propre d’un artiste) la déprimante réalité qui se cache derrière les artifices. Et c’est en ça, évidemment, qu’il est un artiste majeur du 20eme siècles. C’est aussi là que réside le ‘danger’ de l’expo : il vous semblera tentant de vous échapper comme lui du monde qui vous entoure. Son monde est accueillant, chaud et propre tout en étant un poil canaillou. Notre monde est… décevant.

L’exposition poursuit sa route mais, pendant les années 80 et 90, comme beaucoup, il passera – en gros – 20 ans à cuver un bon gros hangover des familles – et c’est en revenant finalement dans son adorable petit yorkshire qu’il se retrouvera et recommencera à connaître plus de réussite dans son art.

La Tate Britain a l’habitude de raconter les choses avec une passion, un décalage et une retenue qui justifient toujours le prix de son ticket (£17.70 sans concession). Donc il ne faut pas trop y réfléchir et y aller dès que vous pouvez.

Lefrenchdude aimerait bien lui aussi, à terme, avoir sa rétrospective à la Tate Britain – pause pour réfléchir à ce qu’on y montrerait – ça sera bien, ça sera très très bien.

Détails pratiques :

David Hockney a la Tate Britain
9 Fevrier – 29 Mai
Prix entrée : £17.70
Millbank London SW1P 4RG
Prendre son ticket

One Comment

  1. Pingback: PEINDRE HOCKNEY + VERRE DE VIN

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